La demande de télévision régionale me semble aussi inquiétante que la demande de télévision communautaire. Elle est assez passeïste et renvoie à une identité régionale repliée sur elle-même, à une opposition dépassée entre paris et la province (comme disent encore les parisiens). Les régions sont désormais en connection avec la France, mais aussi l'Europe, le monde. Pour l'agriculteur breton, la ressource dépend autant de la chine que des conditions météo. Pour la lorraine, le devenir dépend autant de l'Inde que de paris; ce qui est vrai d'un point de vue économique l'est aussi d'un point de vue culturelle. le festival interceltique rayonne bien plus loin que la Bretagne, comme bien des festivals; Je ne vois pas pourquoi la production régionale serait cantonnée à l'identité régionale. Il est indispensable que les télévisions publiques contribuent au rayonnement de ces régions au-delà de leurs frontières. Le film Tch'ti montre le désir de soigner son image. L'hyper local a son avenir sur internet. C'est à France 2, France 3, France 5 de sortir du franco français, du parisien parigot. De plus chercher à incarner un Français moyen qui n'existe pas mais bien la diversité des cultures en France. Et par ailleurs de contribuer au développement de l'emploi artistique en régions.
Moi j'aime bien mes petites
Moi j'aime bien mes petites chaines régionales, au moins elles me donnent l'information dont j'ai besoin et surtout que j'ai envie de connaître.
Il faut arrêter un peu, il
Il faut arrêter un peu, il n'y a rien d'inquietant là dedans, ce n'est que de la télé
Je suis totalement d'accord
Je suis totalement d'accord
même si j'ai réagi en
même si j'ai réagi en postant en faveur d'une régionnalisation des programmes, je comprend tout à fati les dérives communautaristes que cela peut laisser entrevoir. seulement, la télévision restant un moyen de communication et d'ouverture (en tout cas en ce qui concerne les chaînes publiques selon moi), il n'est pas là question d'enfermer mais bien d'ouvrir la région à la France, l'Europe, le Monde. les conseils régionaux pourraient financer ce nouveau dispositif dont je l'avoue je n'ai pas la moindre idée de combien il peut coûter. Une publicité "intelligente" pourrait aider le montage financier (pas de pub pour yahourts et voitures, mais plutôt pour des programmes culturels, touristiques, poltiques, etc.
Absolument JFLC, Il faut
Absolument JFLC,
Il faut donner quelques chiffres :
L'ensemble des télévisions françaises sont circonscrites dans un territoire de moins d'un kilomètre de rayon : 15ème arrondissement pour FranceTv - Arte et France 5 à Issy les moulineaux - Canal + et TF1 à BoulogneBillancourt ...
Généralement on estime à 450 sociétés de production de documentaires actives en France. Les deux tiers ont une adresse parisienne, et 75 % une adresse en Ile de France.
En matière de cinéma, ce doit être plus redoutable encore.
Ne parlons donc pas des programmes de "flux" ou de divertissement, dont les producteurs sont exclusivement parisiens
Ce niveau de concentration géographique est unique comparé à l'ensemble du monde économique, y compris l'automobile ou l'aéronautique.
Idée amusante mais je
Idée amusante mais je crains que la Commission ait déjà d'autres problématiques budgétaires à solutionner...
L'idéal serait de ne pas
L'idéal serait de ne pas faire de télévision régionale mais d'implanter France 2 à Rennes
France 3 à Toulouse, France 5 à Lyon, France 4 à Lille, Arte à Strasnourg, France 0 à Marseilles.....
Ne pas confondre décentralisation audiovisuelle et régionalisme
Télévision régionale ne signifie pas nécessairement "identité régionale repliée sur elle-même". Les antennes régionales de France 3 produisent ou coproduisent déjà depuis longtemps des programmes qui dépassent le cadre étriqué de la "communauté" ou de l'identité régionale. Ces notions même d'identité et de communauté sont fluctuantes quand il s'agit de télévision : le magazine "Littoral", produit par France 3 Ouest, s'adresse à la communauté des gens de mer, s'intéresse aux régions d'identité littorale et, plus largement, est susceptible d'attirer des spectateurs qui aiment la mer et les questions maritimes.
Autrefois produit par France 3 Aquitaine, "Pégase", le magazine du ciel, était initié par une antenne régionale implantée dans un territoire à forte culture aéronautique et a été longtemps le seul programme régulier en Europe consacré à la chose aéronautique. Et nous pourrions trouver d'autres exemples.
La méconnaissance des réalités en régions est souvent à l'origine d'une représentation désuète de ce qu'est la télévision régionale. Et cette méconnaissance est souvent due à une faible représentation de la diversité régionale dans les médias dit "nationaux" (combien d'universitaires bordelais, strasbourgeois ou brestois invités en tant qu'experts dans les débats télévisés ? combien d'éditorialistes de la PQR sollicités dans les joutes audiovisuelles ?). Il y a plus de dix ans que le folklorisme ou les sujets dédiés aux "charmes de nos provinces" ont quitté les écrans régionaux pour faire le bonheur du 13h de TF1, de "Faut pas rêver" ou des séries de type "Dolmen". Et si l'opposition Paris-Régions persiste, c'est principalement dans le déséquilibre dans la répartition des moyens entre les deux "entités" : Paris et l'île de France cumulent 80% de l'audiovisuel français contre 20% pour le reste des territoires. Dernier point révélateur : contrairement au Royaume-Uni, à l'Allemagne ou à l'Espagne, la totalité des grandes chaînes françaises sont implantées dans une seule et même région...
D'ailleurs le mot province
D'ailleurs le mot province en lui-même devrait être banni, cela réfère à tout ce qui est à l'extérieur de la région parisienne, et cela implique donc qu'il y est une division entre Paris et la "province".
Et je ne pense pas que le service publique ait pour but de contribuer à cette division...